01 octobre 2007
Continuer à avancer...
Ce matin je me relève !
Un peu à la bourre j'ai tout de même pu voir mes 2 spécialistes... M'en voilà sortie... et pour une fois pas une larme de versée et quelques outils trouvés afin d'aller mieux...
C'est en bonne voie, il me "suffit" juste de trouver le mode d'emploi de mon fonctionnement.
Niveau traitement, le psy m'a dit qu'il durerai au minimum 8/9mois, ce qui est une bonne chose car ça me laisse le temps de trouver des armes pour vaincre mes craintes !
Donc, voilà, me revoilà partie sur le chemin de la guérison...
30 septembre 2007
Tout n'est pas rose...
... tous les jours !
Aujourd'hui mon ennemie la Solitude s'est invitée chez moi et du coup les céréales et les pains au lait on pris le pas sur la raison...
Eh oui ! J'ai crisé ! Pourquoi parceque j'étais seule, et que j'ai cogité en ce jour où nous "fêtions" nos 2 ans avec mon homme.
Oui ! J'étais seule et sur le moment je me suis dit et torturée l'esprit au point d'imaginer les pires trucs. Des idées noires...
La déprime qui repointais sont nez... Mon homme rentre de sa répèt' et rien, oui le néant ! Moi, je rêve de carosse et de prince charmant... Mais je dois redescendre sur terre, ce dimanche comme les autres ne doit rien évoquer pour lui le primate mais tellement pour moi la tite fleur bleue ! Je caricature... enfin presque... Là, j'en rigole mais sur le moment l'heure était plutôt aux larmes...
La Déprime le retour !!! Les seconds épisodes ne sont jamais les meilleurs, mais celui-ci se finit plutôt bien aprés quelques heures de discussion, sur les envies, projets, visions, ressentis de chacun...
Avancer ensemble dans la même direction tout en restant complémentaires et différents... Ne jamais contraindre l'autre, mais toujours s'entraider, se tirer vers le haut, rester autonome et indépendant tout en se rassurant d'être à 2, enfin regarder ensemble dans la même direction...
Accepter l'autre tel qu'il est et s'accepter soi tel que l'on est !
Les relations avec autrui gardent une part de mystère à mes yeux.
La crise est passé, demain est un autre jour.
TOMBER... SE RELEVER... PUIS CONTINUER A AVANCER.....
23 septembre 2007
Un miracle !?
"Les miracles existent" me disait le psy il y a 3 semaines. Cette affirmation sur le moment me laissait perplexe...
Mais aujourd'hui, je commence à revoir ma position sur la chose...
Voilà depuis le 3 Septembre que je prends des antidépresseurs 2 fois par jour, et depuis : eh bien c'est trés simple :
DISPARITIONS DE SYMPTOMES DE CRISE ! YES !
Miracle ou pas. Je me sens vivre davantage et me demande comment j'ai pu compliqué autant ma vie avec cela ?! Mais en fait... je sais pourquoi... enfin presque... nous creusons la question avec la psy :
- peur du regards, de la pensée, du jugement des autres => manque de confiance en soi
- peur de la fin, de la perte, de l'abandon => manque de confiance en soi
- besoin d'être rassurer
- ... et surement d'autres choses encore...
Tout n'a pas disparu totalement : les pensées pour la nourriture, l'envie de se réconforter par de la nourriture... Mais absence de passage à l'acte, j'y pense et puis j'oublie...
Je me sens plus concentrée dans le travail, j'ai le sourire lorsque je rentre le soir, je ne fais plus de razzia dans les supermarchés suivies de crises.
Le plus génant de la maladie s'est envolé : Je ne me bâfre plus même lors de repas en société...
J'ai plus cette sensation de pesanteur dans mon ventre, je n'y arrive plus à m'éclater la panse comme on dit !
Durant ces 3 semaines, je n'ai du avoir qu'une seule fois "mal" (pas vraiment douloureux juste bien remplie et pourtant je n'avais pas beaucoup mangé : 2chips, rondelles de courgette, qq noix et raisins secs, salade de concombre, de tomates, un petit bout de mozzarella, une part (1/8e) de pizza maison, salade et un mystère) au ventre, le trop à été le mystère mais j'ai réussi à manger léger hier soir (purée de carottes et poisson)...
J'ai des envies, encore, mais je les controle, elles passent plus facilement, et la vie m'en ai plus facile, je suis plus détendue.
Par contre le plus dur est de rêver que je crise et que tout le travail fait en amont et fouttu ! Autant dire que lorsque je me réveille je me pose réellement la question : rêve ou réalité et là soulagement... Ouf !
Aujourd'hui, je me demande "de quand date la dernière fois que je ne me suis pas baffrée, que j'ai mangé à ma faim et pas plus ? sans avoir envie de compulser les jours qui suivent ?".. Je ne m'en souviens pas...
Dire : "J'ai plus faim" en laissant le reste dans mon assiette sans regret, ou encore dire : "Non" même si il faut finir le plat pour ne pas avoir de restes...
Je n'en ai plus le souvenir... Et là je me dis "pourquoi n'ai-je pas consulté plus tôt ?", sûrement n'étais-je pas prête...
Le chemin est encore long, car à présent, il faut effacer certaines pensées et rêves négatifs ou envies de nourriture pour se réconforter, il faut que je trouve un moyen de me rassurer et de me cajoler par moi-même et non par la nourriture, et là je pourrai enfin dire : "la nourriture ne fait plus partie de ma façon de vivre".
A suivre...
09 septembre 2007
JOUR 6 !!!!
Mais que se passe-t-il ?
Comment mon cerveau fonctionne ?
Comment je fonctionne ?
J'ai vue le psy et lui ai dit qu'il n'y avait pas de miracle : que j'allais un peu mieux mais que je faisais encore des crises. Il a rétorqué que si ! Ils existent les miracles. Car il avait vu des personnes délirantes arrêter leurs hallucinations dès 3 jours de traitement sans être des légumes.
Il m'a dit aussi à la description de mes comportements face à la nourriture que si j'avais eu cette sensation de mieux-être c'est que je n'étais pas boulimique mais sujet à des anxiétés. Bon, soit ! Peut-être !
Il m'a dit que l'on allait augmenter les doses des anti-dépresseurs jusqu'à ce que les symptômes de crises disparaissent. Là, je suis restée perplexe car aprés plus de 4 ans de non-contrôle sur mon alimentation je ne vois pas comment un petite gelulle de plus pourrait changer mon comportement.
Donc voilà, j'en suis là...
Aprés, 1heure avec une psychologue où j'ai vidé une partie de mon sac, et scéance aprés laquelle j'en savais un peu plus sur moi...
Et aprés 1/2h avec le psychiatre, je rentre chez moi et double les doses (sous les conseils du psy, bien sûr !) dès le lendemain !
Et bien, me voilà aujourd'hui à regarder quelques jours en arrière et constater l'humeur et mes réactions de la semaine, La conclusion est qu'une seule petite gélulle peut changer une personne !
Depuis le début de la semaine, LE Miracle s'est produit ! Je ne fais plus de crises, je ne mange plus à outrance, je n'ai plus d'envie irrépressible, je ne fais plus de razzia dans les supermarchés, je n'arrive plus à penser à m'empiffrer jusqu'à finir le paquet, j'arrive à dire "NON, NON et NON" et 3 fois "NON" quand on me repropose de la nourriture sans jamais céder, j'arrive à demander juste une petite part de tarte, et je me sens plus libre, ne pense plus à la bouffe lorsque je travaille, J'ai moins faim, beaucoup moins, beaucoup moins d'appétit aussi, comme si mon corps remettait les pendules à l'heure, J'arrive à prendre plus de recul sur moi et mon ressenti face aux contrariétés ou problèmes qui surviennent, J'arrive à dire "Je vais trés bien" et le penser sincèrement !
Mais la peur que la crise revienne sans prévenir est toujours là, parfois je me teste en pensant à quelque chose sur laquelle je craquais avant, à une heure habituelle de crises, je me projette entrain de manger, mais là, le changement, je n'arrive plus à avoir envie de vider les réserves, même m'imaginer manger ceci ou celà de calorique à moins d'effet, comme si je n'avais plus envie de me venger sur mon corps, Quand j'ai faim je prends une pomme, quand j'ai pas faim je mange 1 Yaourt avec quelques céréales...
Bref, Je me reconnais plus, enfin si, Je me reconnais en la personne que je me sentais toujours être sans jamais y être vraiment arrivé !
Aujourd'hui je suis heureuse d'en être arrivé là, même si ça ne fait qu'une semaine et qu'il me reste encore un travail psychologique à apronfondir avec la psychologue. J'ai décidé de la voir tous les 15jours (car c'est pas donné quand même !).
Malgré tout, je crains quand même le moment où je cesserai les médicaments, car la liberté que j'ai aujourd'hui je ne veux plus la perdre !