09 juillet 2007
Je vis ... Je meurs ?
Souvent je me demande...Je me pose des tas de questions. Je suis, comme dirai une amie, "une masturbatrice de cerveau".
Je suis, pour continuer à reprendre les propos de mon entourage : "hyperactive", "workaddict"...
En mes termes, je me sens de plus en plus boulimique de tout, besoin de manger, de travailler, de bouger, de faire le plus d'activités différentes possibles, de produire, d'avoir, de créer... Je suis/deviens complétement DINGUE !!!
Pourquoi ? Pourquoi j'en suis là à manger sans faim comme une envie de mourir à petit feu, sans que personne ne le voie, car manger est avant tout un acte normal et des gros y'en a partout alors on ne me verra pas disparaitre...
Et toute cette attirance pour certaines choses, d'apparences différentes et mais de symbolique trés rapprochée : La couleur blanche, la neige, les ours blanc, les moutons.... Tout cela, blanc comme neige, si lègère et si fragile. S'envolant au moindre coup de vent et disparaissant au moindre rayon de soleil... Voudrais-je disparaitre moi aussi ? Peut-être pas mais la légèreté me rapprocherais de la liberté des contraintes actuelles auxquelles me soumet mon corps.
L'idée de n'être plus qu'un esprit détaché totalement de son corps, ne plus avoir de corps et n'être que savoir, connaissance et culture... Je ne serai pas plus heureuse mais me sentirai capable d'être plus utile.
Pourtant j'aime la danse, mais mon corps actuel me la rends peu accessible, j'aimerai changer de corps, d'apparence. Me regardant dans le miroir le ventre gonflée : femme enceinte je serai jolie, mais je ne suis pas enceinte, je suis grosse, je suis moche.
J'aimerai retrouver cette tenacité, j'ai envie de me battre mais le combat m'est toujours trop long et je rends les armes avant la fin de la bataille...
Essayer, essayer toujours, essayer et un jour j'y arriverai !
Commentaires
Points Communs?
Je crois aussi que la boulimie n'est pas un symptôme propre à l'alimentation uniquement. C'est plus le manque de quelque chose que nous comblons par le travail (mon cas) pour certains , le jeux (mon cas) pour d'autre, la bouffe, le tabac ... etc.
C'est par période, j'en étais arrivé au point au j'avais pris des kilos et du coup je me sentais plus capable d'aller faire de l'escalade, quand on est pas bien dans son corps l'impact sur le psychologique est important et le cercle vicieux grandit inlassablement. Il suffit de petites contrariétés (lié au boulot, à sa vie de couple, à ses amis) il suffit de tellement peu pour entrer dans la spirale infernale) .
Oui les problèmes de l'un ou de l'autre font que nous oublions le reste. On ne peut admirer la lune quant on a un caillou dans sa chaussure ...
C'est pour cela qu'il est important de prendre du temps pour le soi le seul qui est capable de le résoudre, les conseils aident parfois mais ne résout pas.
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